Et si on était vegan tout simplement car on aime ça

Smiling man eats slow food
Trop de gens voient le vegan comme quelqu’un qui se prive de tout. D’ailleurs, certains utilisent l’expression: “ah il y a du fromage, tu n’as pas le droit”. Mais bien sûr que j’en ai le droit. Et même si je veux je vais m’acheter une entrecôte et la bouffer crue en caleçon dans le metro, rien n’est illégal non? Et si je ne mangeai plus de viande tout simplement car je ne prends aucun plaisir à manger de la viande, ça parait farfelu?

La différence entre la privation et le boycott

Le végétalisme n’est pas simplement un régime alimentaire, c’est un engagement politique. Et cet engagement a pour but de changer les choses en changeant notre façon de consommer.

Au début, on prend conscience. C’est le moment où l’on se rend compte que l’on ne vit pas en fonction de nos valeurs. On se laisse souvent mené par la société qui a tendance à tout déformer, avec l’aide des médias.

D’ailleurs, pour illustrer ce propos je vais citer Malcolm X, célèbre militant des droits de l’homme: “Si vous n’êtes pas vigilant, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et aimer ceux qui les oppriment”

Je me suis complètement fait piéger et j’étais en colère il y a 3 ans quand j’ai découvert la supercherie, les campagnes sur les produits laitiers, les pubs sur la viande, l’empoisonnement orchestré par les labos pharmaceutiques, Monsanto…

Du coup, la réaction à tout ça, c’est le boycott. C’est un peu comme si vous appreniez que votre boulanger est pédophile, vous arrêteriez d’aller chez lui pour acheter votre baguette, ce qui ne vous empêche pas d’aimer le pain, rien ne vous interdira d’y retourner, mais vous ne le ferez pas car ce n’est pas en accord avec vos valeurs.

Est-ce si simple de vivre en fonction de nos valeurs?

La découverte

Je suis devenu végétarien quasiment du jour au lendemain. Je me suis retrouvé dans l’inconnu. Alors, je me suis informé, j’ai beaucoup lu et j’ai fait beaucoup de découvertes. D’ailleurs, je vous encourage à regarder la vidéo ci-dessous ou je liste 7 aliments que j’ai découverts depuis que je suis devenu vegan.

Je me suis rendu compte que j’étais passé à côté de plein de choses, pleines de saveurs, pleins d’ingrédients dont j’ignorai même le nom!

Les végétariens sont plus ouverts d’esprit

En discutant avec d’autres végétariens, en regardant plusieurs documentaires, en lisant des livres sur le sujet, je m’aperçois que la vision des végétariens est plus étendue que celle des omnivores. Elle est beaucoup moins égoïste et plus réaliste.

De plus en plus, la vision et les arguments qui accompagnent les défenseurs d’une alimentation carnée m’exaspèrent au fur et à mesure que j’avance dans mes recherches. Elle est complètement destructrice et à l’opposé d’un maintien écologique de la planète pourtant vital pour les générations à venir.

Quand je parle avec un vegan (j’exclue de cette catégorie les vegans extrémistes qui font plus de mal que de bien à notre cause) je sens plus de compassion, plus d’humanité. On a passé une phase que peu de gens passent, celle où on arrête un peu de ne penser qu’à notre cul.

J’adore la bouffe vegan

J’ai mangé quelques fois dans des restos vegan et je n’ai jamais été déçu. Ces restos font l’effort que d’autres restos “conventionnels” ne font plus.

Il y a un enjeu pour le restaurant “vegan”, c’est que le plus de gens soient attirés par la nourriture qu’il propose, d’où les efforts plus poussés. Généralement, vegan est souvent associé à bio dans ce genre d’endroit. C’est un repère pour les gens (il y a encore beaucoup de gens qui ne connaissent pas le terme “vegan”) qui veulent manger plus sainement.

On est pas des accros aux livres de cuisine vegan, même si on en a quelques-uns. La principale raison c’est que les recettes proposées dans ces livres sont souvent longues et demandent une liste d’ingrédients trop étendus. Quand je vois qu’il faut plus de 10 ingrédients à une recette, ça me décourage un peu. Car, souvent, il nous manque 3 ou 4 ingrédients dont certains ne vont nous servir qu’une seule fois.

devenir vegan

En devenant vegan, on s’intéresse un peu plus à la cuisine. Devenir vegan sans passer par les fourneaux va vous couter cher!

Mais on retrouve des sensations agréables de faire les choses nous-mêmes. On est beaucoup plus satisfait d’avoir passé 30 minutes à faire un gâteau plutôt que de l’avoir acheté au supermarché. Et le gout est incomparable!

Je reprends plaisir à cuisiner et j’adore ça. A la maison, c’est moi qui cuisine sauf pour les pâtisseries. Pour un gain de temps et le côté pratique, je cuisine beaucoup à l’aide de mon companion (Moulinex).

burger vegan

Un exemple de burger vegan

Et au quotidien

Je suis devenu un peu casse-couille sur les étiquettes, j’épluche beaucoup les compositions des produits. Mais ça me fait des économies vu que la sélection permet d’être moins tenté. Le problème des caddies onéreux, ce n’est pas la nourriture dont nous avons besoin, ce sont les choses inutiles et attrayantes, et souvent très mauvaises pour notre santé.

Pour les loisirs? Je n’aime pas les cirques et les zoos et ça même avant de devenir vegan. Je ne me restreins donc pas non plus sur les loisirs, ça a toujours été la musique, les concerts, le cinéma, la piscine…et ça ne change pas. On peut aisément se divertir sans exploiter d’animaux.

Il y a un sujet sensible entre vegan, c’est le fait d’avoir des animaux de compagnie. J’ai mon avis sur la question, que je développerai dans un autre article. Mais pour faire un résumé, j’ai 2 chiens, 1 chat et actuellement 2 chiots que j’héberge en tant que famille d’accueil pour un refuge.

Selon moi, un animal aura plus de chance d’avoir une bonne vie chez des vegans. L’abandon est une chose dégueulasse, et les personnes qui ont ce genre de comportement n’ont que très peu de considération pour les animaux, contrairement aux vegans.

Du coup, faut il être vegan?

Malgré ces bons côtés que j’ai décrits dans cet article, il n’est pas simple de devenir vegan car la société n’est pas encore tout à fait prête à adapter son fonctionnement pour permettre ce changement.

On reste une minorité et donc, pour le moment, on représente un intérêt économique encore trop faible bien que croissant. Eh oui, malheureusement, l’enjeu économique est plus fort que tout sinon la chasse serait interdite depuis longtemps (les accidents de chasse ont déjà fait plus de 350 morts depuis 2000), les cirques et les zoos n’existeraient même plus ainsi que les élevages pour la fourrure, l’industrie de la viande serait en déclin, nos océans ne seraient pas aussi ravagés qu’ils le sont à l’heure actuelle…bref le monde serait tout autre. Mieux? je ne sais pas pour nous, mais pour les animaux, c’est certain!

Quand je vois les rayons “vegan” se faire une place dans les supermarchés, je vois une lueur d’espoir.

“Pas de viande sur la planète ronde d’Utopie. Dans le temps, il y en avait. Mais aujourd’hui nous ne supportons plus l’idée d’abattoir… Je me souviens encore de ma joie, alors que j’étais enfant, à la fermeture du dernier abattoir”  H.G. Wells

Si vous avez aimé cet article, un partage serait très apprécié, merci et à bientôt!

Spread the love
  •  
  •  
  •  
  •  
  • 34
    Partages

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *